03 février 2006
La Black Gestapo fait une nouvelle rafle
L'un des lobbies qui font désormais la pluie et le beau temps en France, avec la bénédiction de la Chiraquie-UMPS, de la HALDE et de la moulouderie, le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais, a obtenu de la société Nutrimaine la disparition définitive du slogan "Y'a bon" et du sympathique tirailleur sénégalais longtemps emblème de la marque Banania. Curieusement, ce n'est pas un collectif de sénégalais qui a sévi. Peut-être parce qu'eux n'auraient rien contre un bol de banania tous les matins.
On attend les prochaines actions de ce collectif (probablement subventionné par nos impôts) : va-t-il réclamer la pénalisation des imitations de l'accent antillais ("Ma'wie-Thé'wèse tu es t'wo nonchalaante !") ? Déjà qu'on ne trouve plus ni Tête de Nègre ni Nègre en Chemise, et les amateurs de sucreries auront intérêt à ne pas broyer du noir.
Comme dit la chanson, "noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir" !
23 janvier 2006
Moins de beaufs racistes en France
C'est la bonne nouvelle citoyenne du mois : d'après la police, les actes racistes et antisémites ont diminué d'un tiers en 2005, par rapport à 2004. Deux faits ont retenu mon attention :
"Les violences urbaines de novembre n'ont pas provoqué de poussée des
actions racistes et antisémites", relève une source policière.
Ca, on l'avait déjà remarqué : personne ne s'est défendu contre les hordes racailleuses. Si, un homme, Jean-Jacques Le Chenadec, a tenté d'éteindre un début d'incendie, avant de se faire massacrer par les jeunes incendiaires. C'est peu. Il n'y a aps eu, en tout cas, de représailles, par des Français excédés ou bien par des bandes de skinheads racistes, nazis et buveurs de bière, ce qui revient d'ailleurs au même : si un Français Blanc avait égratigné une racaille en tentant de défendre ses biens, c'eût été un horrible acte raciste, discriminatoire, et passible de prison ferme.
Quant à des actes antisémites, je ne crois pas qu'il y ait eu, parmi les émeutiers, un seul Juif. On ne voit donc pas pourquoi il en serait autrement !
Au sujet de l'antisémitisme, justement, la tendance se confirme :
les actes racistes et antisémites commis par des extrémistes de droite
poursuivent leur décrue. "On a de plus en plus de mal à imputer ces
actes à une idéologie. Le phénomène est de plus en plus diffus", relève
une source policière.
Le spectre des néo-nazis d'extrême-droite, qui a tant servi les cruches dwouadlommistes qu'à la fin il se cassa, ne fait donc plus recette et les flics sont obligés de le reconnaître publiquement. En revanche, ils restent d'une pudeur d'Afghane concernant l'origine des agressions restantes. L'idéologie est toujours là, mais ce n'est plus la même, tout le monde le sait, mais personne n'ose le dire clairement. Un indice tout de même :
Un responsable policier explique cette baisse par plusieurs facteurs:
des "mesures de protection efficaces des lieux sensibles et un fort
engagement des forces de l'ordre", ainsi qu'un "gros travail de
prévention dans les établissements scolaires" et "une baisse de la
tension" liée à l'actualité internationale (conflit israélo-palestinien
et Irak notamment).
Y-a-t-il un IIIè Reich bis au Moyen-Orient ? Si c'était le cas, ça ferait la une des journaux. Voyons, à quelle idéologie peut-on relier des actes antisémites commis en référence avec la Palestine et l'Irak ? J'ai bien ma petite idée, pas vous ?
On voit également la source réelle de la baisse des actes antisémites recensés : tout simplement une protection policière plus affirmée autour des victimes potentielles... Il est vrai que les synagogues, écoles et centres culturels juifs sont moins nombreux, et plus faciles à surveiller que les églises, dont plusieurs ont subi dégradations et incendies, y compris pendant la guerilla urbaine de novembre dernier. Mais de ce côté, c'est beaucoup plus simple : on s'en fout. Les églises brûlées n'appellent pas les déclarations indignées des politiciens, et le racisme anti-Blanc présent dans toutes les agressions et destructions commises par les jeunes ne fait l'objet d'aucune décompte officiel, d'aucun dépôt de plainte par les associations à but lucratif de l'antiracisme.
18 janvier 2006
Dis Papa Bertrand, pourquoi Papa Claude il met son zizi dans tes fesses ?
Voilà : j'étais parti pour écrire un mot sur les oeuvres destinées à la jeunesse et pouvant aider à leur éducation, ayant récemment vu Le monde de Narnia. Et puis, au hasard de Google, je suis tombé sur un site qui vaut son petit commentaire. Je ne ferai pas le gros hypocrite "non je donne pas l'adresse ça leur ferait de la pub", à vous de vous faire votre idée. Pour commencer, un court extrait de l'interview d'un certain Lionel Labosse (dans le pantalon ?), prof de Français :
Il a eu vite fait de démasquer,
sous une homophobie de façade, l’homosexualité refoulée du jeune Rebeu
de cité. Dès l’âge de quinze ans, grâce à son copain Julien, il s’était
interrogé sur le roman phare et fondateur de la littérature pour ados
sur le thème du « jeune garçon arabe des banlieues », Le gone du
Chaâba, d’Azouz Begag. Dans ce best-seller de l’anti-racisme, le héros
se vantait de « racketter les putes et les pédés », et un de ses
camarades traitait un élève, puis le maître, de « tapette » et de
« pédé de Français ». Il n’est pas étonnant, quand on propose en masse
ce livre comme un modèle, qu’un élève maghrébin, constatant que
l’auteur de ce chef-d’œuvre plus ou moins autobiographique est devenu
ministre à côté de l’homme au Kärcher, conclue qu’un jeune Rebeu se
doit d’être homophobe. Tous les jeunes banlieusards n’ont pas l’esprit
critique de Karim.
Et paf, une pierre surgie d'où l'on ne l'attendait pas lancée dans le jardin de notre excellent ministre des Chances. Cela dit, les passages pornographiques de son livre (en bonne place dans le cursus éducatif antiraciste) ont bénéficié d'une certaine publicité lorsqu'il a reçu son maroquin. Quant à l'homosexualité, refoulée assumée, des rebeus, elle assure les gras revenus de certains sites internet où l'on peut voir Abdel batifoler avec Kader.
Mais venons-en à la chair du problème. Le nom de ce site, HomoEdu, est explicite. Animé par des enseignants (cela transpire d'ailleurs de leur vocabulaire volontiers jargonnant qui fleure bon l'IUFM), son but est de promouvoir l'enseignement des "altersexualités" (gay, lesbiennes, bis, trans, et tutti quanti, ça commence à faire long) à l'intention des enfants, dans la littérature jeunesse et à l'école. Y sont publiées des listes et des critiques d'ouvrages allant dans ce sens (on y trouve parmi les auteurs, un Guillaume Le Touze, ce qui ne s'invente pas). C'est pratique : on sait déjà ce qu'on n'achètera pas. De fil en aiguille, un entretien avec l'un des auteurs, répondant au doux nom de Gudule (Gudule, Gudule, toutes ces rimes en -ul)), nous livre un aveu délicieux :
Quelle est votre implication personnelle, la part d’autobiographie dans votre roman ?
Elle
est énorme. Et plus elle est importante, plus le livre me tient à c¦ur
- ce qui est d’une logique imparable. Je fais très souvent appel à mes
souvenirs que je triture comme de la pâte à modeler. C’est presque un
travail psychanalytique instinctif, et éminemment jubilatoire.
L’écriture me permet de gommer mes frustrations, de trouver une
solution aux problèmes non réglés de mon passé, de réaliser mes rêves
les plus fous, de donner corps à mes fantasmes de jeunesse. Je me
réinvente une existence conforme à ce que j’aurais aimé qu’elle fût.
C’est un véritable voyage dans le temps, dans l’inconscient, dans le
désir.
J’expliquais récemment à l’une de mes petites-filles que lorsque je
croise dans la rue un garçon qui me plaît (je faisais allusions aux
adolescents si joliment métissés que l’on peut voir aujourd’hui dans
nos flamboyantes banlieues), n’ayant hélas plus l’âge de le draguer, je
le kidnappe à son insu et je le mets dans un de mes livres, où je le
donne en pâture à mes héroïnes - qui ne sont, bien sûr, qu’un avatar de
moi-même. Cela fait de moi une vieille dame très épanouie !
A n'en pas douter, les jeunes filles blanches violées par des gangs de Nicéphores et Olafs auraient dû lire les bouquins de Gudule, dont elle vivent le fantasme : avec un peu d'imagination, orgasme garanti et expérience citoyenne à la clé.
Que dire ? Ces gens sont bien partis pour imposer leurs valeurs, qui prennent systématiquement le contrepied des valeurs traditionnelles européennes, ou ce qu'il en reste après des décennies de sape. Les grands medias leur sont acquis, ainsi que la plume des faiseurs d'opinion. Ils réussiront donc certainement à créer leur nouvelle société, affranchie des règles anciennes, où les nouveaux parias seront les derniers restés fidèles à l'antique tradition morale et politique. C'est d'ailleurs déjà le cas.
Cette victoire leur est acquise. Mais je prédis qu'ils n'en profiteront pas longtemps..
16 janvier 2006
Au Chili comme à Paris, viva la revolucion !
Comme d'habitude, les medias français nous servent une vision tronquée et déformée des événements. C'est naturel, une déformation professionnelle en fait : toute information est passée au filtre rougissant des journalistes, dont le magazine Marianne nous révélait (mais est-ce une révélation) qu'ils sont ultra-majoritairement de gauche, tirant vers l'extrême-gauche.
Quelle a donc été la vision française des élections chiliennes ? On a eu droit à la condamnation traditionnelle de l'affreux Pinochet (le salaud qui a privé le Chili d'une bonne petite expérience communiste), ce qui rehaussait d'autant Michelle Bachelet, dont le père était un opposant au Méchant, donc un Gentil. Ajoutons l'étiquette socialiste et la féminité, et voilà, vous avez de quoi faire monter la Caste bobocratique aux rideaux.
De plus, hasard des calendriers électoraux, une autre candidate socialiste en puissance a jugé bon de se donner une envergure internationale en allant se faire voir chez les Chiliens. Tout cela, vous le savez déjà.
Résultat des courses, c'est Michelle Bachelet qui remporte la victoire dans les urnes, conformément aux sondages. Comme la France en 1981, le Chili "passe de l'ombre à la lumière" sous les applaudissements de la gauche hexagonale, Jack Lang en tête.
Pourtant, les socialistes auraient tort de croire que Michelle Bachelet a l'intention de s'inspirer du "modèle français". Il est d'ailleurs extrêmement éclairant que pas un journal n'ait présenté les grandes lignes de son programme. En effet, Mme Bachelet ne prône pas les nationalisations, ou l'arrêt de la mondialisation et du libre-échange, pas plus qu'elle ne verse dans le tiers-mondisme. Au contraire, elle réclame la disparition des barrières douanières sur les produits agricoles (José Bové et Chirac seront ravis), une intégration poussée du Chili dans les organismes du commerce international (OMC, traités de libre commerce) et des relations plus étroites avec les pays développés les plus dynamiques (particulièrement ceux de la zone Pacifique).
Bien plus qu'un affrontement entre collectivisme et libéralisme, c'est finalement la personnalité de la candidate qui lui a donné l'avantage (les femmes ont voté majoritairement pour elle).
Mais ne comptez pas sur la gauche et la droite Canada Dry françaises pour en tirer les leçons, et abandonner définitivement le "modèle social français" que le monde entier, à les croire, nous envie.
12 janvier 2006
La revanche des lunettes roses
C'était bien la peine d'ironiser sur les "déclinologues", météorologues et astrologues : Villepin, lui, a dû acheter sa boule de cristal aux soldes d'hiver.
Alors que la France souffre d'un endettement faramineux, de dépenses publiques alourdies par le poids des organismes parasites et la facture de l'immigration cette chance pour la France, et d'un déficit commercial de 25 milliards d'euros en 2005 (alors que la balance commerciale de la France était bénéficiaire il y a quelques années), notre playboy-ministre nous promet le retour à l'équilibre budgétaire et la maîtrise de la dette en... 2010 (plus précisément un peu vers 2011). Comme l'écrit Le Figaro, au lieu de tailler dès maintenant dans les dépenses publiques (et risquer l'ire de la République Syndicale des Droits Acquis de la Fonction Publique), le déclinocrate de Matignon a jugé préférable de se hâter d'attendre 2007 et ses échéances électorales, quitte à organiser une énième "concertation" entre tondeurs du mouton contribuable. Jusqu'ici, le seul consensus jamais atteint à ce genre de conférences-commissions-comités-Théodule, c'est le consensus de la Caste parasite pour continuer à manger les petits fours aux frais de la princesse.
Galouzeau est-il donc si optimiste sur son propre avenir, pour nous faire des promesses à l'horizon 2010 ? Ou bien a-t-il abusé de la poudre blanche qui fait voir des éléphants roses ailleurs qu'au Parti Socialiste ?
11 janvier 2006
Le déclinocrate à lunettes roses
"Tout va bien, Madame la Marquise, c'est vous qui n'y voyez rien" : telle est en substance la teneur des voeux adressés à la presse par Not' P'wemier Minist' Galopin de Vil-zoo.
"En 2006, parce que le combat sera mené pied à pied, nous devons avoir
des résultats, nous aurons des résultats. Si nous voulons éviter que
les échéances de 2007 ne soient qu'un simple exutoire, car le risque
existe, ou le jeu d'une alternance mécanique, les Français doivent
pouvoir faire un choix serein".
Dès le début, l'essentiel est dit : ce qu'il faut éviter à tout prix, c'est ce qui fout une trouille bleue à la Caste : un remake en 2007 du 21 avril 2002. C'est finalement la seule chose qui compte, puisque selon le poète de Matignon, tout le reste coule de source. En effet :
"Il y a vingt siècles d'histoire dans notre pays pour nous rappeler qui
nous sommes et où nous allons. Ce n'est pas en levant le doigt pour
savoir dans quel sens va le vent que nous devons chercher à comprendre
quel est le destin de la France. C'est en regardant en nous, en puisant
dans nos forces, en regardant autour de nous"
O merveille : un politicien français pour qui l'Histoire de France ne commence pas en 1789 (voire en 1981). Deo gratias ! Cependant, il ne précise pas outre mesure ce fameux "qui nous sommes" : tous des enfants d'immigrés (depuis vingt siècles, tout de même) ? Des blacks-blancs-beurs aux cultures plurielles, ceux qui, pendant ces vingt siècles, ont patiemment construit ce qui devint la France ?
En revanche, "où nous allons" et le "destin de la France" sont explicités dans un autre discours inoubliable du playboy-ministre (Christine Bravo, à On a tout essayé, semble entrer en chaleur dès que son nom est prononcé), et le doute n'y est guère permis :
"Les mondes de l'Islam et de l'Occident s'entremêlent.
Les cinq millions de musulmans de France nous le montrent
: la dimension islamique fait partie intégrante
de l'Europe [...] Les musulmans européens, authentiques
passeurs de culture, représentent une chance
que nos
sociétés doivent saisir pour se
projeter dans l'avenir. [...] Oui, l'Islam a toute sa
place en Europe, d'ores et déjà et davantage
encore à l'avenir."
Dominique de Villepin
le 14 juin 2003, au Sénat.
D'ailleurs, pour confirmer l'inéluctabilité de ce destin radieux, de ces lendemains (des muezzins) qui chantent, il nous affirme que la France est sortie "fortifiée et mûrie" des troubles de novembre dernier, qui n'étaient pas des émeutes et n'ont causé aucune victime : l'ont est heureux d'apprendre que s'il a la main verte, c'est à force de serrer celles des authentiques passeurs de culture et non en observant la nature : il saurait autrement qu'à ce stade, le fruit n'est plus mûr mais carrément pourri.
Dominique de Villepin peut fort bien ironiser sur les "déclinologues". Lui est un digne représentant de la Caste parasite et vénéneuse qui grouille et pond ses oeufs dans les blessures qu'elle inflige à la France : un déclinocrate.
Royal Chili con(ne) Carne
Ségolène Royal sera-t-elle notre prochaine P'wesident
e ?
Les spéculations vont bon train (oh non, promis, j'arrête de parler des trains). Non contente de nous infliger ses relents douceâtres de grande bourgeoise tombée dans la marmite de (gauche) caviar, il lui a fallu prétendre affirmer sa stature de Femme d'Etat Internationale au Chili, pays en pleine campagne présidentielle, en allant apporter son soutien à la candidate socialiste locale, Michelle Bachelet. La ressemblance tombe à point : femme, socialiste, candidate à la présidence. Passons sur le fait que Mme Bachelet nous est présentée comme la candidate préférée des medias français : ce n'est pas gentil de leur part, ils ont déjà fait le coup à John Kerry et ça ne lui a pas réussi. Oui, c'est vrai, elle est de gauche, elle vient d'une lignée d'antifascistes opposants à Pinochet (le salaud qui a privé le Chili des bienfaits incomparables d'une expérience communiste), que demander de plus ? Enfin, c'est l'affaire des Chiliens.
On a en revanche pu assister à un épisode très révélateur de la mentalité Royalesque : passagère dans le même avion que Sebastián Piñera, candidat de droite libérale (démarquée de l'héritage Pinochet) et concurrent de Michelle Bachelet, elle a non seulement refusé de lui serrer la main, ce qui n'est pas élégant, mais elle a été assez dinde pour répéter "non, pas devant les caméras !"... devant ces mêmes caméras qui ont tout enregistré.
Que fera-t-elle de ceux qui ne voteront pas pour elle ? On en tremble déjà
Pour finir sur une note comme il faut, reconnaissons que de tout le harem mitterandien, c'est la mieux conservée.
05 janvier 2006
McCarthy, héros de l'Occident
... n'en déplaise
aux gauchistes, intellectuels et liberals d'Hollywood. Il est de bon ton, en France où l'histoire de la subversion communiste est totalement passée sous silence dans les programmes scolaires, de ramener le maccarthysme à une chasse aux sorcières inexistantes menée par un fanatique d'extrême-droite.
Aujourd'hui, c'est Georges Clooney, qu'on préfère avec son cochon domestique, qui nous pond un film sur le sujet. Pour le film, je me réfère à Libération :
"Clooney s'est distribué dans le rôle de Fred Friendly,
producteur de l'émission. David Strathairn joue avec délectation le
présentateur rebelle et pince-sans-rire, débitant ses textes
sarcastiques d'une voix blanche, exprimant sagesse et sang-froid et
incarnant une sorte d'héroïsme de la droiture intellectuelle. Autant
Murrow est sec comme les principes de libre expression qui ne se
négocient pas, autant McCarthy est logorrhéique, tel l'idéologue prêt à
tout pour asseoir sa domination. Le film brosse un portrait du
journaliste en redresseur de torts démocratique face au politicard
déraillant.
Manichéisme. Réalisé à l'économie, Good Night, and Good Luck ne sort quasi jamais de l'enceinte de CBS et distille une impression d'étouffement et de surplace qu'aggravent les interventions crispantes de McCarthy. A en croire le film, quelque chose de la terreur soviétique avait fini par régner sur le pays au nom même de la chasse aux communistes.
On peut à bon droit se dire que cet éloge de la liberté de la presse et de la bonne télévision, en s'en prenant à une figure discréditée telle que McCarthy, enfonce une porte ouverte, avec l'habituel manichéisme entre les bons (plutôt démocrates) et les méchants (généralement républicains). Reste évidemment que le sujet historique l'emporte et Clooney parvient à le rendre glamour, ce qui en soi est une espèce de tour de force."
Un article objectif dans Libération ? En apparence uniquement. La critique porte simplement sur la forme, pas sur le fond.
Clooney filme avec des pataugas, mais il filme la vérité, en substance. Subtil, le journaliste : paraissant livrer une critique honnête, il oublie - ou ignore - d'aller au fond des choses. Glissant sur la question de savoir si McCarthy avait raison ou tort, il se contente de rappeler qu'il est "une figure discréditée", accréditant la thèse communément admise en France
Qu'en est il en réalité ? Joseph (et non Jenny) McCarthy avait raison de dénoncer l'infiltration de communistes et d'agents soviétiques dans la société américaine. Son problème, c'est que les preuves sont arrivées après sa mort. Il a fallu la fin de la Guerre Froide, et la publication d'archives secrètes soviétiques et américaines (les Venona Files*) pour mettre à jour l'identité des agents soviétiques et l'étendue des réseaux d'influence et d'espionnage communistes aux Etats-Unis.
Ces sources prouvent que l'URSS disposait dès les années 1940 d'un vaste réseau de renseignement et d'influence par le biais d'agents haut placés et de structures clandestines (Parti communiste des Etats-Unis) qui lui a permis notamment d'orienter la politique étrangère américaine à un moment crucial (la fin de la Seconde Guerre Mondiale et le "partage du monde" qui livra l'Europe de l'Est à l'URSS) et de voler les secrets de l'arme nucléaire. Parmi ces agents, citons Alger Hiss, membre de la délégation américaine à la conférence de Yalta, Duncan Lee, assistant de William Donovan, le chef de l'OSS (Office of Strategic Services, l'ancêtre de la CIA), Lauchlin Currie, conseiller spécial de Roosevelt, Théodore Hall, physicien au laboratoire de Los Alamos, mais aussi les fameux époux Rosenberg, martyrs de l'iconographie communiste et anti-américaine.
Bien sûr, vous ne lirez pas tout cela dans les journaux (et c'est pour ça que vous lisez Das Blog ;-) ).
*Je vous conseille vraiment de lire l'histoire du projet Venona. C'est passionnant comme un roman d'espionnage... et c'est réel.
03 janvier 2006
Le P'wesident de tous les Arabes
D'après le roi Abdallah d'Arabie Saoudite dans une interview donnée à un journal arabe de Londres, Asharq al-Awsat. Pour le monarque, Jacques Chirac est "une personne noble, sincère et honnête qui se comporte comme un vrai Arabe". C'est Claude Reichman qui nous le signale sur son site.
Il est vrai que depuis sa réélection triomphale du 5 mais 2002, paradant place de la
République devant une mer de drapeaux maghrébins, on s'en doutait un peu. Sa visite en Algérie, acclamé par la foule au cri de "Des visas, des visas !" tendait à confirmer cette bonne presse.
Si jamais l'inactivité devait lui peser après 2007, il pourra toujours tenter de se faire élire Calife. La conversion officielle à l'islam ne sera certainement qu'une pure formalité. Il ne sera d'ailleurs probablement pas le premier de la famille...
Not' P'wesident se trompe d'année (ou d'ânée)
"Croire en la France", telle est la formule-choc des voeux du vieux de l'Elysée.
Or, souvenirs souvenirs, c'était déjà le slogan de campagne d'un certain... Edouard Balladur
aux élections présidentielles de 1995. Jacques Chirac serait-il, conformément à des rumeurs insistantes, réellement atteint de gâtisme, au point de paraphraser son ancien ami de trente ans et concurrent au perchoir suprême ?
Dans ce discours, on relève cinq fois le mot "France" et huit fois le mot "République". On mesure les priorités de Not' P'wesident. Evoquer la France, il le faut bien pour faire frétiller les dindons de la farce, ceux qui pensent encore que l'UMP est un parti de droite et non de centre-gauche, un peu moins collectiviste que le
PS, mais ce qui importe, c'est la République, la République des postes, des prébendes, des fromages, des subventions, des emplois garantis pour les potes et de l'impunité pour les "Potes" !
Surtout, "la diversité fait partie de notre histoire : c'est une richesse. C'est un atout pour notre pays" Ou encore, une "chance pour la France", la formule consacrée... C'est également un atout pour les politiciens quand le peuple vote de plus en plus mal. Il s'agit des futurs électeurs de l'UMPS et de l'extrême-gauche... avant d'être les instaurateurs de la République Islamique, mais je m'égare.
Finalement, ces voeux sont un énième exercice de méthode Coué : "on va gagner, on va gagner" et pour régler les prolèmes, c'est simple : "La réponse, c'est l'ambition, c'est la fraternité, c'est le rassemblement, c'est la République."
J'aurais plutôt tendance à penser, moi, que c'est cette République le problème...