Das Blog

Une torpille dans l'actu... ça va faire mal !

30 janvier 2006

Education citoyenne

ane« Trois filles, les seins à l’air, adossées au muret
juste devant le petit pont de bois, prenaient
l’air frais en papotant (…) Merde, a dit Farid, les
connes, elles sont pas mal (…) Un des jeunes s’est
jeté sur la fille et lui a mordu la poitrine, tchac,
un grand coup de dents sur le bout des seins, elle
a hurlé en mettant une baffe à son agresseur. Les
autres jeunes criaient et rigolaient, vas-y Mouloud,
sors-lui ta pine, ouarf, ouarf. Il y a eu une bousculade
et les filles ont réussi à se dégager et à regagner
l’extérieur, non sans s’être pris encore quelques
mains au cul (…). »

Non, ce frais intermède champêtre n'est pas extrait d'un livre de Gudule (la vieille dame qui fantasme sur les amours exotiques) en bonne place sur HomoEdu. C'est ce que les élèves de seconde au lycée de Vernon (département de l'Eure) peuvent lire dans un manuel de  littérature.  On peine à deviner l'auteur : Proust ? Rabelais ? Plus probablement, un pote d'Azouz Begag, lui-même chantre de la sexualité juvénile (si ce n'est chancre de la République). La provenance importe finalement peu, l'essentiel, c'est qu'on donne ce genre de texte à lire à des lycéens.
L'intérêt est évident : il s'agit de bien préparer les jeunes citoyens aux réalités incontournables de la société multiculturelle, ce qui inclut bien entendu la participation enthousiaste des jeunes filles "de souche" à l'intégration de Farid et Mouloud. Phénomène bien assimilé par la population des riantes banlieues, qui parlent, eux, de tournantes, ces fêtes galantes contemporaines que les racistes et les intolérants amalgament à des viols collectifs, dans leur rejet haineux des coutumes apportées par nos authentiques passeurs de culture.
Un bel effort citoyen que ce manuel scolaire, assurément !



18 janvier 2006

La montagne des culs cassés

En VO, Brokeback Mountain, le déjà encensé "western gay" du cinéaste Ang Lee. C'était après tout prévisible : cul, ce n'est jamais que le verlan de Hulk ! Du géant vert énervé aux coco-boys énamourés : c'est la magie d'Hollywood, et ça fait déjà pleurer dans les chaumières de Boboland.
En bref (il y a des sites spécialisés dans la critique ciné, allez-y donc), c'est une histoire d'amour impossible, deux garçons vachers qui ont le coup de foudre l'un pour l'autre, mais sont séparés par la société homophobe et intolérante. Du coup, c'est un chef d'oeuvre annoncé et proclamé par les intellectuels progressistes et éclairés. De quoi faire avancer la cause des gays, lesbiennes, bis, trans, j'en oublie certainement, il y en a de nouveaux à chaque gay-pride. Notons que les deux protagonistes n'ont cependant pas eu à réclamer une loi spécifique pour avoir des enfants, puisqu'ils se sont mariés (avec des vraies femmes hétérosexuelles) et ont procréé naturellement. On ne peut donc pas reprocher à ce film d'être un plaidoyer pour le mariage homo avec droit à l'adoption : la ficelle est plus fine que dans unbrokebackmountain2me téléfilm français payé par le contribuable français. Il est possible également que ce soit un très bon film (toute idéologie mise à part) ce qui le rendra d'autant plus efficace : la Pensée Unique s'appuie avant tout sur le sentiment, l'émotion, plus que sur la raison et l'analyse (sans calembour) ; et après avoir pleurniché sur la détresse morale des amants contrariés, Mme Michu sera portée à compatir au drame des gays, lesbiennes, bi et trans (à compléter) en mal d'enfant et de reconnaissance sociale.

Pour ma part, je ne paierai pas pour voir le film. J'ai préféré aller voir Le monde de Narnia, même si c'est destiné aux enfants, même si c'est estampillé Disney.
Nous n'avons pas les mêmes valeurs.

Pour trouver un illustration à cet article, je me suis infligé plusieurs pages de résultats Google Image franchement salés. Finalement, j'ai trouvé celle ci-dessus, qui est visuellement soft, mais comporte un sens caché que les initiés à l'humour homo comprendront...
Qu'est ce que je ne ferais pas pour mes lecteurs :-D

16 janvier 2006

Une plume s'est envolée

Hommage à Jacques Faizant, dessinateur talentueux et homme droit.
Honte aux medias, car avec lui disparaît le dernier caricaturiste de droite publié dans un journal de grande diffusion. Quand le plus grossier barbouilleur, à peine capable d'aligner deux traits sur un papier, trouvera sans peine une place dans les pages d'un Libé, d'un Canard ou d'un Charlie Hebdo, à condition d'illustrer servilement la pensée unique des rebelles professionnels.
Hypocrisie d'une caste gauchiste qui prétend défendre la liberté de la presse dans le monde (y compris aux Etats-Unis), tout en trouvant parfaitement normal de marginaliser, de diaboliser et de délégitimer les opinions de Droite en France.
Honneur aux dessinateurs patriotes qui continuent à entretenir la flamme de l'impertinence et de la résistance, face aux procès et aux insultes !

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