27 janvier 2006
Marianne hallal
«Quand
la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d'une jeune
Française issue de l'immigration, ce jour-là la France
aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la
République...» Laurent Fabius, congrès socialiste de Dijon, 17 mai 2003.
Nous y sommes presque. Français, encore un effort si vous voulez vraiment devenir républicains... ce n'est pas difficile, réciter une simple shahada devant l'imam du quartier, enfiler un tchador et une abaya par dessus le string, renoncer à la plus grande partie de la gastronomie française (infestée de sauces au vin et de cochonnailles haram), ce qui ne saurait être trop difficile quand on a pris l'habitude de bouffer des kebab-frites. Oublier "nos ancêtres les Gaulois", ces sauvages qui vivaient dans la jahiliyah, maudire ce Charles Martel qui a retardé de 13 siècles l'inéluctable et salutaire conversion des Européens à la religion de Mahomet, demander pardon pour l'oppression coloniale des peuples musulmans, ça glissera tout seul, l'Education Nationale s'est chargée d'inculquer la haine du passé français. Abandonner toute identité ancestrale, toute fierté nationale, pour se fondre dans la ferme étreinte de la Oumma, ce sera finalement un soulagement pour les esprits déculturés par la Pensée Unique.
Ce n'est vraiment pas difficile, il suffit de ne rien changer.
19 janvier 2006
Les Bastilles de la République
Comment ne pas être saisi en écoutant les témoignages des victimes du scandale d'Outreau ? Des vies innocentes définitivement brisées par un Léviathan en robe d'hermine, une affaire qui fait trembler l'édifice judiciaire français, des politiques et des magistrats unanimes pour reconnaître le besoin de réformes en profondeur : encore faudra-t-il qu'in fine, la montagne n'accouche pas d'une souris. Qu'on ne m'en veuille pas si je suis devenu très sceptique quant aux possibilités de réforme du système français : réformer demande courage et détermination face aux inévitables blocages et inerties, et ni le courage, ni la détermination ne sont caractéristiques des politiciens français.
Ne boudons cependant pas notre plaisir tant que ça dure : c'est ben la première fois qu'un vaste débat public touche la détention provisoire et "l'intime conviction" des juges. Les identitaires, nationalistes, patriotes et autres esprits rebelles à la Pensée Unique le savent déjà : en République Populaire Française, pour être coupable, il suffit d'être ainsi désigné par ceux qui détiennent le pouvoir. Avec la batterie de lois liberticides et l'obsession antiraciste, c'est redoutable : pas besoin de prouver que vous êtes réellement un raciste enragé qui prémédite des ratonnades ou des pendaisons de Noirs façon Ku Klux Klan ! On ne jugera pas ce que vous aurez réellement commis, mais les pensées coupables qui pourraient vous passer par la tête. Prouvez donc que vous ne planifiez pas l'extermination de tous les Juifs, Noirs, Jaunes, Roses, Gris, Verts ! Prouvez donc que les LICRA, MRAP, LDH et autres SOS-Mon-Pote, dont c'est le métier, reconnu et financé par la République, de traquer les pensées immondes des réfractaires à la société citoyenne et plurielle enrichie par l'apport culturel des Chances pour la France, prouvez donc qu'elles ont tort quand elles vous accusent d'être Hitler réincarné !
Inutile de démontrer que vous avez commis des agressions à motif raciste, il suffit d'affirmer que vous avez des pensées racistes. Inutile d'en apporter des preuves : le collabo en robe noire a l'intime conviction que vous êtes coupable de mal penser, donc vous l'êtes.
Autrefois, les lettres de cachet étaient rares et concernaient généralement des personnages importants qui avaient trahi la confiance du Roi. Quand les sanguinaires proto-bolcheviques ont envahi la Bastille, après avoir massacré son gouverneur et sa petite garnison qui s'étaient rendus, ils y ont trouvé une poignée de criminels de droit commun et de malades mentaux. On nous présente pourtant tout cela, Bastille et lettres de cachets, comme preuves et symboles de l'arbitraire monarchique, gommant d'un trait un millénaire de royauté basée sur le principe de Justice, personifiée dans la figure de Saint Louis.
Mais cette République, qui prétend par contraste avec l'Ancien Régime garantir la Liberté et le Droit, remplit quotidiennement ses propres Bastilles avec les victimes de ses lettres de cachet démocratiques.
Ce régime félon n'a plus de légitimité que sa force prétendue légale, et les incantations citoyennes de ses ordres privilégiés. Il ne défend plus le peuple de France livré au pillage institutionnalisé de la Caste et à la violence banalisée de ses supplétifs étrangers.
Qu'il tombe dans les poubelles de l'Histoire avant d'y entraîner la France entière avec lui !
14 janvier 2006
Jospin revient, Jospin revient, Jospin revient parmi les siens
Après la crucifixion du 21 avril 2002, Jospin connaîtra-t-il la résurrection en 2007 ? L'exilé de l'île de Ré, l'homme qui avait renoncé à tout rôle politique après la gifle du premier tour (rappelez vous ces militants socialistes qui éclataient en sanglots... le bon temps !) pourrait arrêter de faire semblant de ne pas être intéressé par une nouvelle candidature.
L'observateur extérieur peut se demander pourquoi les socialistes, qui ne manquent pas de prétendants déclarés ou non, se retourneraient vers celui qui leur a causé la pire défaite électorale de la Vè République. A moins que ce ne soit justement cette débauche de candidatures spontanées qui les conduise vers une valeur sûre, le dernier socialiste au pouvoir en France (Chirac excepté), la figure rassurante du maître d'école et le sérieux compassé du militant trotskiste clandestin doublé d'un huguenot.
D'après Libération, les petites manoeuvres ont déjà commencé au PS. Ce ne sont pas 12 apôtres (ou 12 salopards si vous préférez), mais 9 jospinants (dont Vaillant, Allègre...) qui dînent ensemble pour remettre leur "marmite à soupe" républicaine sur le feu du pouvoir. Ségolène-le-phénomène ne semble pas inquiéter nos conjurés, qui voient en elle une simple balayeuse de candidatures superflues (toute socialiste qu'elle est, Royal n'échappe pas aux tâches ménagères !) dont le rôle consistera à dégager la route de l'Elysée pour leur poulain. On ne sait pas encore ce que l'intéressée en pense. Il est possible qu'en échange, elle obtiendrait Matignon...